La durée ~ 5 minutes.
5 minutes de films et pourtant tant de chose à dire.
D'où vient Vincent? De deux choses, enfin choses c'est être vulgaire. D'un homme et d'un sentiment.
Vincent Price, l'idole de Burton, qui fait la voix off en version original, puisque "Vincent" est inspiré de lui (et hommage à l'enfant ou enfance de Tim).
Soit dit au passage que Burton a pû enfin rencontrer son idole, pour les besoin du film.
L'angoisse, l'angoisse de deux monde qui ne se mélangent pas et pourtant co-existe. (Le sien et le notre).
Vincent est la première oeuvre de Burton mais pas la moins importante. Pourquoi? Parce que Vincent c'est lui, lui et son monde. Et dans Vincent on retrouve ce qui le fait rêver, mais ce qui l'opprime:
La mère de Vincent, n'arrette pas de venir empécher ses activités artistiques et scientifiques macabres (Il essaye de créer un chien zombie...) et n'arrette pas de lui rabacher les oreilles avec le fait qu'il doit devenir un petit garçon model.
Ce qui égale à: En 5 minute, trouver le moyen de faire passer un message agressif à notre société qui s'enferme dans un monde banalisé, où la marginalité doit être exclue. (En 1982...et cela n'a pas évolué de manière probante.) La mère de Vincent, tout comme sa tante, sont des caricatures de ces adultes qui font de la société cette chose assipide dans laquelle nous évoluons.
Vincent voit avec ses yeux naïfs d'enfant, les figures d'opressions (Vincent Price et Edgard Allan Poe (que le petit Vincent lit) ont créé des personnages oppressés par la destinée).
Certains auront tendance à penser, dès lors, que Burton prône la rebellion, ect. Non, en réalité il constate des faits. Pour ceux qui ont vu, ou se souvienne encore de ce court métrage, le petit Vincent à la fin se laisse faire...et donc meurt. Meurt, dans son esprit, son imagination est ettoufée et finira donc par disparaître.
Burton essaye de nous montrer que la marginalité n'est pas une façon de vivre mais une façon de penser. Et que même si son héros, Vincent, baisse les bras àa la fin, il ne devrait pas laisser son esprit et son imagination être corrompu par l'autre monde.